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Cents versets de l'allégeance pour le sang versé [pv Augus]

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Pandore
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MessageSujet: Cents versets de l'allégeance pour le sang versé [pv Augus] Ven 26 Déc - 16:38




La mission était terminée. La puanteur des marais n'était plus qu'un mauvais souvenir. Tout s'était passé comme prévu, au point même que la satisfaction de Pandore n'avait pas duré plus de quelques minutes. Pourtant ce qu'elle avait accompli n'était pas rien. Tout le monde n'aurait pas été capable de réactiver un artefact comme elle l'avait fait car peu de personnes auraient accepté de payer le prix d'un tel acte.

Tout dans ce monde avait une contrepartie. La jeune femme était bien placée pour le savoir.

En proie à une certaine lassitude, Pandore avait préféré allonger un peu son séjour à Oblivion, malgré la présence de la guilde noire Oracion Seis et la mauvaise réputation de la ville. Elle avait besoin de récupérer avant de reprendre la route ou bien elle aurait été une proie facile pour les premiers bandits de grands chemins qui peuplaient la région.  

Après quelques jours passés enfermée dans sa chambre, Pandore décida de sortir faire un tour en ville, pour se dégourdir les jambes et évaluer son état global. Pour l'occasion, elle avait fait attention à ne pas faire dans l'excentricité et c'était contenté d'enfiler un bermuda et un simple haut noir sans manches sous une veste à capuche. De plus, elle avait pris grand soin d'attacher ses cheveux pour masquer leur longueur trop facilement reconnaissable.

Malgré la brume permanente qui couvrait le ciel et masquait le soleil, l'air était plus lourd que la jeune femme ne l'avait prévu. Rapidement, elle fut obligée de se délester de sa veste pour ne pas suffoquer, la nouant autour de sa taille en dernier recours.
Comme à son arrivée, la ville était déserte. Semblait déserte. Habituée à ce type d'atmosphère, Pandore percevait des mouvements dans les ombres, des allées et venues discrète dans les ruelles. L'activité ici se faisait à l'insu de tous, dans le plus grand secret possible.

Pandore s'adonna à une petite heure de marche, errant sans but précis autre qu'estimer sa force actuelle, lorsqu'elle déboucha sur une petite place au centre de laquelle clapotait l'eau d'une fontaine. La pierre était rouge si bien que l'eau qui y coulait semblait n'être qu'une marre de sang. Malgré ce côté lugubre, Pandore trouva l'ouvrage très fin et s'approcha pour s'asseoir sur le rebord. L'eau rafraîchissait l'air environnant. La jeune femme en profita largement, laissant son esprit vagabonder ici et là.

Des bruits de pas la tirèrent de sa rêverie. Ils venaient dans sa direction. Mieux valait déguerpir avant qu'ils n'arrivent. Tranquillement Pandore se releva et contourna la fontaine pour continuer son chemin en empruntant l'une des rues adjacentes.

Elle s'engageait dans l'artère lorsqu'une porte s'ouvrit brusquement devant elle, la forçant à reculer pour ne pas se casser le nez contre le battant en bois. Deux hommes sortirent et se trouvèrent hébété de tomber face à une demoiselle. Pandore préféra profiter de leur surprise pour continuer son chemin, mais malheureusement, ils en décidèrent autrement.

L'un des deux l'attrapa par l'épaule pour l'obliger à reculer vers la fontaine sans grande douceur mais sans chercher à lui faire véritablement mal non plus. Disons qu'à sa sale trogne, il n'avait pas l'habitude de traiter avec des jeunes femmes.

-Eh les gars, vous foutez quoi là ?

La voix provenait de derrière Pandore et appartenait à une femme. L'impératrice se retourna par réflexe pour voir ce qui l'attendait. Ils étaient trois de plus, la femme et deux autres hommes.

-Elle était là quand on est arrivé, Orine. Elle vous a suivi ?
- Pas moyen. J'ai vérifier, on était seuls, rétorqua un accompagnateur d'Orine.

Les choses se présentaient mal.

~ J'étais juste en train de me dégourdir les jambes et j'aimerais pouvoir continuer, plaça Pandore avant que quelqu'un n'embraye sur une idée farfelue.

Les regards convergèrent sur elle, certains méfiants, d'autres amusés et deux ou trois un peu plus intéressés... La fantomatique s'obligea à ne pas répondre aux regards déplaisants qui tombaient sur elle et se concentra sur Orine. Quand leurs regards se croisèrent, elle décela quelque chose d'étrange chez la femme, un mélange d'incertitude, de peur et de colère. Et puis elle remarqua le tatouage qu'elle arborait sur la poitrine et comprit qu'elle allait passer un sale quart d'heure.

Elle était au milieu d'une escouade d'Oracion Seis.

-Attrapez-la ! C'est la fille que Vaélin nous a dit de supprimer !

Malgré toute la bonne volonté du monde, Pandore n'eut pas le temps de bouger que le type un peu brute l'entravait d'un bras sous la gorge, en bloquant avec facilité sa seconde main. L'impératrice ne tenta pas de bouger, de peur que la pression sur sa gorge ne s'amplifie jusqu'à l'asphixier. Elle se contenta de décocher un regard noir à Orine. Elle la vit vaciller un instant et ne put retenir un sourire satisfait en constatant que ses yeux n'avaient rien perdu de leur menaçant.

Cependant Orine se reprit rapidement et la frappa si fort qu'elle ne put retenir une grimace et un gémissement de douleur.

-Toujours envie de sourire maintenant ?

Pandore ne répondit rien. La douleur lui coupait le souffle.

-Qu'est-ce qu'on fait d'elle, du coup ? questionna le deuxième à l'avoir découvert en l'évaluant de haut en bas.
-On lui fait payer. Elle a fait tué plusieurs des nôtres. Ikada, tu vas prévenir la guilde qu'on a mis la main dessus pendant qu'on lui règle son compte.

Le sus-nommé s'exécuta aussitôt et disparut rapidement à travers une rue. Sur un signe d'Orine, la brute lâcha Pandore et l'envoya à terre d'une seule impulsion dans son dos.

Orine prit alors le relais pour la rouer de coups, suivi par un de ses hommes. Les autres se demandaient avec un ton mordant quel châtiment ils pourraient lui appliquer. Il fut question tour à tour de viol, d'amputation, de marquage au fer et divers autres actes barbares tous plus humiliant les uns que les autres. Après tout, la rouer de coups jusqu'à ce que mort s'en suive n'était pas assez pour laver l'honneur de la guilde.

Comme si l'Impératrice allait se laisser faire bien sagement. Entre deux coups, elle attrapa une poignée de sable et de gravier et la lança au visage de ses bourreaux. Leurs cris remplacèrent leurs coups, laissant à Pandore quelques instants de répit pour se relever.

La brute n'eut aucun mal à l'attraper de nouveau, mais sa main agrippa seulement la veste de Pandore dont elle se sépara sans l'ombre d'un regret. Furieux, l'homme utilisa sa magie. Combustion. Apparemment, il ne pouvait pas brûler des êtres organiques car il s'attaqua aux chaussures de la jeune femme et pas directement à sa peau. Les semelles commencèrent à fondre sur sa plante de pied, lui infligeant aussitôt une douleur sourde.

Heureusement, sa fuite l'avait rapprochée de la fontaine dans laquelle elle se jeta jusqu'à tremper tous ses vêtements pour empêcher le gros de recommencer.

Ils me le payeront, songea-t-elle, transformant sa douleur en haine.

Mais c'était sans compter sur Orine qui se jeta sur son dos pour lui plaquer la tête sous l'eau. Pandore se débattit par réflexe les premiers instants. Puis elle attrapa le pic en or avec lequel elle s'était attaché les cheveux et le planta dans le poignet d'Orine. Cette dernière fut contrainte de lâcher prise, laissant l'opportunité à l'Impératrice de se retourner et lui planter son pic dans la gorge.

Lorsqu'elle se releva complètement, Orine était en train de se vider de son sang dans la fontaine. Elle lui reprit son pic, se moquant éperdument du sang qui maculait sa main et son bijou. Après tout, il lui restait trois adversaires dont deux dotés d'une magie qu'elle ne connaissait pas.

Au fond de la place, il lui sembla apercevoir une nouvelle silhouette. Les cris avaient peut-être alertés des renforts... Si c'était le cas, elle avait très peu de chance de s'en sortir vivante. Et puis ses jambes tremblaient. Elle peinait à reprendre son souffle. Malgré tout, elle s'efforçait de se tenir droite et fière, armée de son dérisoire pic à cheveux qui venaient de tuer leur chef.

La seule chose qui pourrait la sauver, c'était de les obliger à venir un à un au corps à corps et de planter son pic la première. Alors l'impératrice s'entoura de sa protection la plus puissante et inhiba la magie de celui qu'elle pensait être le plus faible, en espérant que cela suffirait...


[Sorts utilisés :
- Lune III passif
- Lune II actif sur le mage le moins puissant]

__________
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Augus
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MessageSujet: Re: Cents versets de l'allégeance pour le sang versé [pv Augus] Sam 27 Déc - 1:58

L'immense sens de l'hospitalité du compte de cette bourgade, avait réussi à retenir notre colosse un peu plus de temps que prévu initialement. Il but, mangea et dévora de ses yeux blancs, le peu de beauté vivantes dans cet hameau reculé. Gourmand comme il était, il demanda la compagnie de deux ravissantes demoiselles, quand il eut fini toutes ses friandises succulentes et ses boissons dignes du nectar, servit jadis aux anciens Dieux, il s'en alla...

Une dame à chaque bras, le géant alla dans sa chambre. Une suite modeste, mais la meilleure qu'avait l'auberge de ce coin paumé. Les jeunes femmes étaient entre de bonnes mains... Une nuit de plaisir s'en suivit. Certains gémissements féminins arrivaient à passer les murs de la salle à coucher... Cela put mettre, mal à l'aise les habitants du petit village, mais pour être entièrement franc avec vous... Augus s'en fichait pas mal.

Le temps passa, ainsi que les geignements de plaisir... La suite de la soirée fut plus calme, en apparence tout du moins. Enlaçant les femmes de joie, la montagne de muscles avait le sommeil agité. Des images se formèrent dans son esprit. Sa non-voyance ne devait qu'afficher qu'un simple et sombre voile noir, mais ce fut tout autre chose qui se dévoila dans son sommeil.

Les visions qu'il avait, reformaient de façon fragmentaire son glorieux et éphémère passé. Il vit la suite de son plus récent rêve. Celui qui parlait d'un justicier habillé comme un cow-boy. Les événements visualisés, n'étaient autres, que la déchéance du dernier rempart de Desierto. Revoyant sa puissance d'antan, l'être extrêmement musclé pestait contre son impuissance actuelle...

Lorsque sa remémoration s'arrêta, les doux rayons du soleil pénétraient légèrement dans la pièce, malgré les rideaux noirs aux fenêtres. La fin de sa rêverie signa aussi celle de son repos... Faisant attention à ne pas réveiller les belles, encore profondément endormies, il alla dans ce qui semblait être une douche de fortune. La seule qu'accueillait ce gîte.

Le déchu se lava à l'eau froide, histoire de bien se réveiller ! Mais aussi, car son corps convertissait au contact, le liquide froid en un fluide plus tiède. Une main appuyée contre le mur lui faisant face, la tête baissée n'offrant qu'une vue de sol carrelé et la mine tristounette... Il n'avait pas l'air d'être dans son assiette, mais qu'importait.

Son lavage achevé, il se sécha grâce à sa magie. Son corps devint tout d'un coup, beaucoup plus chaud, vaporisant toutes gouttes sur sa peau rocailleuse. Augus alla se rhabiller, prendre son fourreau pour le ranger à sa ceinture, puis redescendit au rez-de-chaussée, faisant office de salle commune.

L'imposant personnage demanda un tonneau de bière, rempli à raz-bord. Le gérant partit chercher la commande et la ramena difficilement. Sur le côté de la barrique, une poignée gisait. Trop épaisse pour que le propriétaire de l'endroit puisse la prendre aisément. Le titan lui, la prit sans problème et mit le fût de bière sur son dos de bœuf.

De ses pas lents faisant légèrement trembler le sol du lieu, il quitta le bâtiment. L'eau-de-vie ingérée la veille, faisait encore son petit effet. L'environnement alentour se mouvait doucement de gauche à droite, tel l'horizon tanguant au fur et à mesure que les vagues se heurtaient à un navire...

L'ancien fléau du pays du sable, posa sa chopine gigantesque, puis but une bonne gorgée du liquide orangé y gisant. L'homme secoua vivement sa tête, reprit la poignée du baril et le remit franchement sur une de ses omoplates. Il parcourait souvent de longues distances, le voyage qu'il s'apprêtait à faire, n'était pour ses jambes et pieds, rien de plus qu'une banale promenade.

Alors il marcha, d'une marche typique des êtres éméchés. Laissant quelques rares fois, son corps chavirer aux bords des sentiers, risquant plus d'une fois de se vautrer en beauté. Heureusement, aucun accident ne se produisit. Le buveur de bock traversa une bonne partie de l'ouest du pays... Si bien qu'il arrivât dans un endroit puant le mort et extrêmement humide.

Cet endroit avait des airs de marécage, sombre, avec une brume omniprésente, vous brouillant la vue de manière déstabilisante. Faisant preuve de jugeote, Augus alla chercher un sol travaillé pour passer ce biome oppressant sans véritable danger. Sa vision dédoublait certains détails, tels que les tiges de mauvaises herbes vivaces... Des branches lugubres dépourvues de feuillage ou encore la terre boueuse qui aimait se placer de manière superposée, sur des flaques d'eau crasseuse.

Inutile de vous préciser, que l'ivre guerrier, se prit nombre de ces choses. Au point de l'énerver violemment, de quoi activer son aura de magma. Bien évidemment, ce fut à cause de son état d'ébriété qu'il put enclencher cette technique aisément. L'émanation de son émotion furieuse, produit une lumière tamisée forte agréable... Cette même source lumineuse, servit de torche à son porteur.

Ainsi, la lanterne ambulante réussit à se frayer plus facilement un passage. De longues minutes d'aventures et de calvaires passèrent... De longues et épuisantes minutes... Mais contre toute attente, s'étant, on ne sait comment, retrouvé hors du marais, l'immense vieillard vit deux personnes au loin !

Une chance ! Titubant pathétiquement vers le couple de voyageurs, voleur, agresseur ? Qu'importait, la carrure de notre alcoolique, les dissuaderait de mener une certaine offensive. N'oubliez pas... Malgré ses allures avinées ridicules, il n'en restait pas moins, Augus ! Le destructeur de royaume !

Toujours en ayant en main sa futaille d'alcool, désormais quasiment vide, il demanda son chemin. Les deux hommes -car oui, même dans son état, le colosse reconnaissait, un homme et une femme- regardèrent surpris, leur interlocuteur. Ils le regardaient de haut en bas, comme s'il cherchait à l'évaluer, le jauger... Face à ce silence, le titan montra son impatience, par un léger grognement.

Le duo sursauta. Il fallait bien avouer, que le visage du déchu montrait déjà une certaine colère... Les inconnus s'excusèrent de leur silence et parlèrent d'une ville pas très loin. Où la bière, les femmes, les racailles et choses similaires, ne manquaient point. D'un petit étonnement ne cachant pas une certaine joie, il alla sans demander son reste, vers ladite cité.

Il n'oublia pas son récipient de tord-boyaux et en quelques dizaines de minutes, il arriva face à la ville ! Quelle... Déception, se dit-il. Les lieux étaient sans vie. Les couleurs des édifices étaient mornes, pâles, d'une laideur sans nom. Le géant en vint même à se dire, qu'il avait de la chance d'être dans un état pareil ! Qu'il ne pouvait voir toute la mocheté de ce patelin.

Mais puisqu'il était arrivé là... Autant jeter un coup d'œil à la localité. L'intérieur était peut-être plus intéressant que l'extérieur. Le contenu même d'une boite en carton boueuse, pouvait être comparable à mille et un trésor. Cet espoir pénétra au plus profond de son être, alors il se balada, marcha, contempla les constructions aux aspects macabres.

Depuis sa sortie miraculeuse du marécage d'ébène, son sort automatique, s'était stoppé. La fumée destructrice de vue était de retour ! Le moment de la journée était inconnu de notre colosse. Saleté de péquenots ! Ils ne savaient même pas ce qu'était une véritable métropole rassasiant tous vos désirs ! Il ne restait plus qu'à prendre ses cliques et ses claques, puis partir de cette infâme contrée.

Et oui, le grand mage magmatique se retourna, puis il commença à doucement revenir sur ses pas... Lorsque des cris se firent entendre ! Qui ? Quoi ? Comment ? Pourquoi ? Pour le peu d'habitants -ressemblant d'avantage à des ombres lointaines, qu'autre chose- croisés, aucun ne firent attention à cela. Mhh... La curiosité d'Augus avait été sensiblement intriguée par cela.

Choppant brutalement son tonnelet, il courut au trot, vers la source de ses hurlements ! Sa course ressemblait presque à du slalom, les zigzagues du barbare ivre, auraient pu donner le mal de mer à ceux souffrant de ce mal. Finalement, il atteint une ruelle, non ! C'était une place ! La place de la fontaine écarlate. Nom qu'elle portait merveilleusement bien, pourquoi ?

Et bien, sans doute qu'elle fît jaillir du sang ou qu'elle était faite de marbre rouge, ou encore une autre pierre, ou je ne sais quoi. Augus était trop loin pour bien la voir, toutefois, il vit autre chose... Quatre silhouettes, dont une encerclée par les autres. C'était une agression ? Mais que faisait le conseil ?! Oh... C'était une ville où siégeait une guilde noire ? Mille excuses, dans ce cas.


Bwahaha-hic-wahaha !

Ce rire... Ce rire fit retourner les têtes des formes inexactes. Un bruit sourd résonna dans ces lieux, le géant avait posé son tonneau ! Ricanant dans sa barbe, il avança d'une démarche fidèle à son état. En s'approchant, il put mieux distinguer les agresseurs et la victime. Un gros costaud, deux larbins et pour finir, une ravissante demoiselle armée d'un pic, servant logiquement à faire tenir une coiffure.

Le mage de Grimoire Heart craqua son cou, le balançant très lentement sur les côtés, mettant ainsi en évidence sa marche noire. Sans doute par soucis de politesse, l'un des criminels dit à la montagne de muscles de dégager. Qu'ils pourraient, grâce à l'étroite relation qu'avaient les maîtres Clod et Vaélin, le laisser partir.


Toi ! Beugla-t-il en pointant du doigt, le mauvais homme. Tu vas regretter, de m'avoir -hic- parlé ainsi ! Mais avant... Qui est-ce...Cl-hic-Clod ?

Devant la double erreur du déchu, ceux qui semblaient appartenir à la guilde trônant en cette cité, se moquèrent de lui. Entre-deux rires, l'un d'eux annonça, qu'Augus pointait du doigt, la mauvaise personne et se ficha de lui, à cause de son état médiocre. Un autre prononça des dires qui allaient bouleverser, une fois de plus, la vie du titan. Clod Lefrencey était, et cela, depuis quelque temps, devenu le dirigeant de la guilde du ressuscité.

Il avait mis à la retraite le vieux mais sympathique Hadès, puis avait pris sa place de maître... N'ayant pas connaissance de ces faits, Augus se senti comme trahi ? Stupide ? Colérique ? Ou peut-être ces trois sentiments à la fois. Ces manières de traiter avec lui et cette façon d'apprendre une telle chose le mirent en rogne, plus que deux fois qu'une !


Gamine ! -hic-Ceci est ton jour de chance, car tu as en face -hic- de toi, trois crétins qui vont bientôt rejoindre l'outre-monde ! Cria-t-il, avant d'enchaîner. Maguma no Suishin-Ryoku !

D'un clignement d'yeux, les jambes du colosse comparables à des piliers porteurs, devinrent magma... Il se propulsa vivement juste à côté d'une des vermines ! Cela n'était pas prévu, mais qu'importait ! De sa terrible et effrayante voix, il cria « Ashi ! ». Et sa jambe droite flamboyante vint se hisser dans le foie du railleur, grâce à un coup retourné. Celui-ci alla s'encastrer dans un mur non loin d'où était entré le géant.

Le colérique se remit tout de suite en position d'attaque ! Regardant les effrontés d'un air furieux, à en faire froid dans le dos... Les deux mages noirs vinrent à prendre plus au sérieux l'alcoolique de Grimoire Heart. Les gambettes au liquide écarlate, redevinrent normales. Le plus baraqué du duo, changea de cible principale. Il semblait intéressé par le style de son antagoniste.

Il cria à son partenaire, de s'occuper de la belle jeune femme. Augus, le clément, le miséricordieux, le sauveur... Dirigea subitement son bras en direction des cieux embrumés ! Les pavés devant le sbire sautèrent ! De là, une vague forme de magma apparut progressivement... Et soudainement ! Elle se transforma en poing et frappa deux ou trois fois, sa cible avec brio !


...Tekken. Cracha-t-il à la face de l'énergumène.

Le moche regarda quelques fractions de secondes son allié étalé... Puis se mit à rire, de sa magie -supposa Augus-, il fit brûler le pantalon de l'énervé. Juste après, il arracha son haut, en fit une boule et le jeta sur son opposant. Juste avant l'impact, il prit un grand soin d'allumer son projectile.

Mais surprise ! La tête du barbare dévastateur se fit littéralement, transpercée par le vêtement enflammé. Bien entendu, elle s'était transformée en lave, puis l'habit vint fondre grâce à ce liquide mortellement brûlant. Le visage du titan se reforma après cela. Inexpressif, impassible, inflexible ! Les flammes maigrelettes portant atteinte à son bas disparurent d'un mouvement sec !

Le froc blanc de l'impitoyable avait connu bien pire, et cela, dès le début du combat ! Le pyromancien étonné, attrapa le pied d'un panneau de bois et quelques efforts plus tard, il le déterra, puis le recouvrit de flammes. À présent armé d'un cure-dent flamboyant, il croyait pouvoir faire le fier... Et pour bien marquer son sentiment de supériorité, il chargea son challenger, plus imposant qu'une montagne !

Le rire que lancé cet affreux personnage, ne fit qu'agacer Augus déjà bien en colère ! Le gars au gourdin de feu, mit en arrière son arme et l'abattit sur le déchu. Ce dernier, para l'attaque à l'aide de son avant-bras gauche ! Ce même membre, se prit un deuxième assaut ! Toutefois... Le géant profita que l'autre remettait son bâton en arrière, pour lui coller un bon coup de tête, dans la sienne !

Des brûlures de moyenne importance parèrent le bras du combattant. Habitué à cela, en ayant en plus, sa bière dans le sang, qui apaisait d'une certaine manière la douleur, il ne haussa pas même un sourcil ! Néanmoins, son membre supérieur, revêtit son habit noir. Sonné, l'adversaire de l'ancien Dieu, regarda à deux fois ce qui avait contré ses coups chétifs.


Sento... Kami... Fuku...-hic- Murmura-t-il d'un air effrayant.

Ses porteurs de biceps allèrent en arrière, de la lave vint se mettre sur le bras encore sans coup et se solidifia... Le rustre eut à peine le temps d'envoyer son attaque, que son bourreau commença sa salve de coups, semblables à une pluie de météores noirs... Beaucoup des directs ratèrent leur cible, sans doute à cause de la vision troublée par les effets néfastes des boissons précédemment picolées...

Mais les autres se chargèrent de réduire en miette l'arme de fortune de l'Oracion Seis et son corps accessoirement... Derrière lui, un des autres mages arriva à se reprendre. Celui-ci créa nombre de couteaux qui lévitaient à présent autour de lui... Augus réussit à prestement rattraper le corps tombant du mage pyromane, puis il s'en servit comme un bouclier humain, tout en avançant vers le lanceur de lame !

Arrivé à moins d'un mètre, le fonceur envoya l'ami du mage débile, dans sa propre face ! Et pour s'assurer, une fois pour toutes qu'ils ne se relèveraient pas, il leva ses bras et créa une masse magmatique, prenant vaguement la forme d'un aigle. Le volatile ardent fondit sur ses proies et fit fondre leurs restes, mais aussi le fût qui gisait non loin d'eux... L'imposant sans pitié, se retourna et regarda le deuxième imbécile qu'il avait envoyé faire un tour vers son inconscience...

Tout en avançant vers l'insignifiant, il entrechoqua ses poings enveloppaient de roche volcanique. Les bruits sourds provoquaient par ces mouvements vinrent s'ajouter à ceux causés par sa démarche imposante... À quelques pas du cadavre vivant, ce même mort ouvrit ses yeux et se leva, envoyant sa paume en direction du mage de lave. Cette dernière commença à se geler et nul doute que de la glace en serait sortie... Si le colosse n'avait pas brisé le bras de ce microbe...

Entraîné par un hurlement de douleur, le déchu enchaîna ses coups-de-poing ! Il frappa lentement mais surement, chaque coup atteignant admirablement son but, brisa un os du malheureux. C'est au bord de la mort, que le titan le laissa... Il retira ses protections d'obsidienne, puis le prit par le col. Son corps fuma légèrement, signe qu'il n'avait pas tant abusé de sa magie que ça.

Cette danse macabre terminée, il se déplaça jusqu'à la jeune dame en détresse. Sa colère était partie, pour laisser place à la mélancolie. Il souleva un peu plus son tocard personnel, puis l'envoya juste devant la demoiselle. Il lâcha un léger « Cadeau...-hic-». Et il commença à s'en aller... Cependant, quelque chose n'allait pas... Pas de merci ? Pas de question ? Rien ?

Ne l'ayant que brièvement regardé, le sauveur de dame, reposa ses yeux sans pupilles sur la petite. Ses miroirs d'âmes virent à présent pourquoi, rien ne sortait de sa bouche. La pauvre avait l'air épuisée, son corps faisait peine à voir et ses pieds avaient l'air d'être dans un grave état.

Cela aurait été une demoiselle normale, il n'aurait rien fait. Pas réfléchis, pas pensé... Juste tracé sa route. Mais en face de lui se trouvait une beauté, souillée par des hématomes, brûlures et autres cochonneries... Elle était belle, pas autant que la déesse que voulait notre barbare exigeant, mais assez pour susciter chez lui, un élan de générosité.

Le gentleman se mit à la hauteur de la blessée, pour mieux lui demander son état. De ce qu'il comprit, ça allait plutôt mal ! Alors il lui proposa d'être portée... Par lui-même. Son haleine combinée à ses manières pouvait créer des doutes sur ses intentions... Il avait la bonne tête du pervers lorsqu'il le voulait ! Mais contre toute attente, elle accepta ! Le grandiose essaya de la porter délicatement, puis telle une princesse, il la cala entre ses deux bras. Et s'en suivit une promenade, à la recherche de l'habitation de la délicate altesse en difficulté...

__________


J'écris en #EB5E07


Dernière édition par Augus le Ven 16 Jan - 1:06, édité 2 fois
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Pandore
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MessageSujet: Re: Cents versets de l'allégeance pour le sang versé [pv Augus] Sam 27 Déc - 16:36

Personne ne bougeait plus dans la petite place. Pandore était seule dans la fontaine contre ses trois opposants qui hésitaient à l'attaquer, encore sous le choc de la mort rapide et pathétique de leur chef. Son cadavre flottait à la surface de l'eau, inerte mais on ne voyait pas de sang se répandre. C'était comme si elle luttait contre des forces invisibles et mystérieuses. Etait-elle seulement morte ? Tout s'était passé si vite que ses hommes avaient du mal à le croire.

Mais le sang qui commençait déjà à sécher sur le bras de l'inconnue qu'ils avaient passé à tabac était réel. Et il ne pouvait appartenir qu'à Orine. La colère gagnait leurs rangs après l'incompréhension. Pandore voyait dans leurs yeux qu'ils rêvaient tous les trois de la réduire en miette, pourtant ils ne bougeaient pas. L'impératrice devina sans mal que son allure les effrayaient maintenant. Couverte de coups et de sang, un dérisoire pic à cheveux à la main, haletant comme une asthmatique en crise, elle ressemblait presque à un fantôme, sans parler de ses yeux pourpres et de ses longs cheveux noirs tombant comme un fleuve de ténèbres dans son dos et sur ses épaules.

Peut-être qu'avec un sourire, ils prendront la fuite...  

Ou qu'ils lanceraient l'offensive.

La silhouette au fond se découpa bientôt du décor, sortant de l'ombre pour rejoindre le groupe. Il avait une démarche étrange mais sa carrure dissuada Pandore de s'y fier. Comme si la situation n'était pas suffisamment désespérée, il fallait qu'un quatrième s'en mêle. Cette fois, la jeune femme n'avait plus le choix, si elle voulait survivre, il fallait fuir et se cacher. Elle pourrait peut-être en tuer un ou deux de plus avec de la chance, mas en cas de véritable combat, elle était finie.

Pendant que les hommes "discutaient", la fantomatique tenta le repli stratégique. Mais à l'instant où elle voulut faire un pas, la pierre froide de la fontaine sur son pied blessé diffusa un serpent de douleur dans toute sa jambe. Elle étouffa un cri en plaquant sa main contre sa bouche. A ce rythme là, elle ne pourrait pas faire trois pas avant de s'écrouler. Elle s'obstina pourtant et enchaîna sur un deuxième, avançant lentement dans l'eau de la fontaine dans l'indifférence générale.

Elle avait par miracle atteint le bord de la fontaine quand un grognement "Gamine !" la fit frissonner. Il l'avait remarqué. Elle était foutue. Serrant les dents, elle fit volte face, resserrant la prise de ses doigts arachnéens sur son arme de fortune. Il allait l'aider, elle était finie.

Il allait... Minute. Avait-elle bien entendu ? Cet ivrogne n'était non seulement pas de mèche avec les trois mages noirs mais en plus de cela et pour une raison qui lui échappait, il allait leur régler leur compte. Pandore n'en crut pas ses yeux. Dans les minutes qui suivirent, le combat s'engagea et elle n'était au coeur de la mêlée.

Incroyable.

Hébétée dans sa fontaine, Pandore observa les échanges sans réagir. Son esprit n'arrivait pas à suivre et lui dictait juste de se faire toute petite en attendant que ça passe.

Du coin de l'oeil, elle remarqua le plus faible des mage la cibler mais elle ne s'en inquiéta pas. Non seulement elle avait entravé sa magie mais en plus la montagne ivre semblait l'avoir remarqué également car il l'expédia rapidement au sol.

Peu à peu, la jeune femme finit par assimiler ce qui venait de se passer et secouant brièvement la tête pour chasser sa torpeur, elle se concentra de nouveau sur ce qui l'entourait, à temps pour bloquer avec ses bras un éclat de planche qui volait droit sur elle.

Elle grimaça. Les résidus de magie ne la gênait guère, elle pouvait sans mal les dissiper mais pour les ovnis, c'était une autre paire de manches... Qu'ils fassent un peu attention ! Compte tenu de sa situation, elle ne jugea pas bon d'exprimer ainsi le fond de sa pensée, aussi se contenta-t-elle de grogner vaguement, ce qui lui donna un air terrifiant proche de la bête sauvage.

Tant et si bien que son corps se mut plus par réflexe que par réelle volonté quand son sauveur lui balança la brute à moitié assommée. Avec toute la force de son corps chétif, elle planta son pic entre les yeux du mage d'Oracion Seis qui venait de la tremper dans sa chute.

Un vilain sourire dansait sur les lèvres de Pandore quand elle retira son arme de la victime pour la serrer contre elle. Le plaisir d'écraser un adversaire qu'elle éprouvait autrefois était exactement le même aujourd'hui. Même si elle n'avait vaincu personne seule, le simple fait d'achever cet homme et d'être venue à bout d'Orine lui procurait une satisfaction et un plaisir qu'elle avait cru ne plus jamais connaître.

Cependant, l'adrénaline retomba et avec elle toutes ses forces. Ses jambes tremblèrent avant de céder sous son poids. Son coeur battait à lui faire mal. Ses blessures étaient pour la plupart superficielles, bien qu'handicapantes mais l'épuisement et la peur rendait son coeur instable. C'était dangereux. Si elle ne parvenait pas rapidement à le calmer, elle allait tomber dans l'inconscience.

Calme-toi, aller calme-toi...

La voix de l'ivrogne ne lui parvenait que par écho et se répercutait douloureusement contre les parois de son crâne. L'état de pandore l'obligea à répéter plusieurs fois sa demande pour être compris.

Par fierté, la jeune femme se contenta de lever les yeux sur lui. Si proche ! Si imposant qu'elle en avait le tournis rien qu'à le regarder. Ou peut-être était-ce du aux relents d'alcools...

Sans doute ne l'admettrait-elle jamais mais quelques larmes perlaient aux coins de ses yeux sous le coup de la douleur. Elle baragouina rapidement qu'elle avait seulement besoin de repos mais son état ne trompait pas. Elle n'avait pas la force de se tenir debout et quand bien même ses pieds ne lui auraient pas permis de faire dix mètres, si bien qu'il finit par lui proposer de la porter.

Pandore le dévisagea avec méfiance. Malgré son aide providentielle, rien ne garantissait qu'elle pouvait lui faire confiance. Et puis aviné comme il semblait l'être, il pourrait très bien la faire tomber ou prévoir des plans catastrophiques pour elle. Cela dit, si elle ne voulait pas fondre dans la fontaine, elle n'avait pas beaucoup d'autres options.

Ravalant sa fierté, même si accepter sa condition pathétique lui coûtait beaucoup, elle accepta du bout des lèvres de se laisser conduire.

~ A condition que vous m'emmeniez directement chez moi, ajouta-t-elle cependant. Je vous guiderais...

A sa grande surprise, il accepta aussitôt le marché, comprenant immédiatement ce qu'elle venait de lui dire. Soit il tenait étonnamment bien l'alcool, soit il avait juste acquiescé par réflexe...

Plus surprenant encore, il la souleva avec beaucoup de délicatesse. Pandore ne doutait pas qu'il s'y serait pris de la même façon si elle avait été une statue de cristal. Son corps lui parut aussi vraiment chaud, elle pouvait sentir ses larges mains à travers ses vêtements mouillés la réchauffer comme s'il s'agissait de braises mais la jeune femme ne fut pas en mesure de faire le rapprochement avec la magie qu'il avait utilisé pour lui venir en aide et mit cela sur le compte de la fatigue.

Cela dit, un corps si chaud si près était un véritable calvaire pour l'ancienne impératrice qui devait se retenir de se blottir contre lui. Malgré tout, il lui restait un peu de fierté, vous comprenez. Elle n'était plus une petite fille qui pouvait se permettre ce genre de familiarité sans qu'on se pose des questions sur son comportement.

Pour éviter de trop y penser, la demoiselle essayait de se focaliser sur le chemin qu'il empruntait.

~ Je loge dans un refuge derrière l'église d'Onyx. On peut voir son clocher d'ici, il suffit de le suivre.

Avec cela, elle n'avait pas besoin de lui indiquer rue par rue la direction à suivre et heureusement puisqu'elle lutta contre l'inconscience durant tout le voyage. Bercée par les pas de son porteur, il pouvait la voir s'endormir quelques secondes avant de rouvrir les yeux et tenter de se ressaisir, sans succès et ainsi de suite jusqu'à parvenir à leur destination.  

Combien de temps avaient-ils erré dans les rues ? Pandore n'aurait su le dire mais lors d'une reprise de conscience un peu plus mportante que les autres, elle constata qu'ils étaient arrivé à l'église. De là, elle indiqua le chemin jusqu'à la porte du refuge et une fois à l'intérieur jusqu'à la porte de sa chambre.

L'intérieur était baigné dans l'ombre. Les rideaux étaient tirés de sorte que de minces filets de lumières constituaient le seul éclairage de ce véritable champ de bataille. Il y avait des papiers étalés un peu partout, quelques vêtements agonisaient au sol et le lit avait été dépouillé de son drap qui gisait sur un fauteuil trônant littéralement au centre de ce chaos. Et sur ce fauteuil, à travers les replis du drap, on devinait la forme d'un masque, dont quelques pierreries luisaient sous un rayon de lumière.

~ Merci, souffla-t-elle quand il la déposa. Bien que je n'ai pas compris grand chose de votre... intervention.

Avec soulagement, malgré le froid qui l'assaillait de nouveau, Pandore constata que son coeur avait fini sa course folle.

~ C'est pas passé loin cette fois, lança-t-elle comme si elle était seule, un arrière goût d'amertume dans la voix.

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Augus
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MessageSujet: Re: Cents versets de l'allégeance pour le sang versé [pv Augus] Sam 27 Déc - 20:56

La jeune demoiselle peinait à parler. Si bien que notre grand gaillard dût tendre l'oreille pour mieux l'entendre. Elle accepta l'aide du titan, mais à une condition, d'abord les sourcils du géant se haussèrent, puis il réfléchit de brèves secondes. Cela paraissait sans risque. Il accepta, puis la porta méticuleusement.

La belle semblait bien installée, magnifique nouvelle ! Heureusement que le combat s'étant produit il y a peu, avait permit à Augus de se sentir moins... Ivre. Rien de tel qu'un combat et quelques révélations sauvages dans la face, pour dessaouler ! La poupée de porcelaine logée dans les puissants bras du colosse, dit à ce dernier, où elle résidait.

Entendant vaguement qu'elle parlait d'un clocher, le grand gentleman leva bêtement la tête et le chercha du regard... De rapides secondes passèrent et le beffroi fut en vue ! Lâchant un léger ricanement, témoignant de sa trouvaille, l'imposant gentilhomme commença sa marche en direction de l'église...

Le porteur de demoiselle en détresse, redressait souvent la tête afin de ne pas perdre son objectif des yeux, mais ! Il prit un soin particulier à regarder de temps à autre le sol des rues de l'immonde cité brumeuse. Il n'aurait pas fallu tomber avec un tel colis dans les mains ! La monstrueuse bête de cent cinquante kilos qu'il était, l'aurait juste achevée...

À cause de son état, il prenait plus de temps que d'habitude, mais en lui-même, il savait que la dame appréciait ces gestes de bienveillances. Parlons-en d'ailleurs ! La secourue semblait comme bercée par la marche du déchu... La chaleur corporelle de celui-ci pouvait y être pour quelque chose, mais il se dit qu'à force d'avoir eu son corps abîmé de la sorte, une certaine fatigue devait s'être installée en elle.

Un moment passa, agréable pour une certaine femme, délicat pour notre barbare... Toutefois, il finit par arriver, sans aucun accident... À l'église d'Onyx. Première étape, passée sans encombre. Les faibles paroles de la princesse se chargèrent de diriger leur sauveur vers ladite habitation.

Bizarrement, le grand damoiseau ne fit pas attention aux regards des passants. Enfin si passant il y avait... L'ambiance glauque de cet endroit n'aidait pas à s'y sentir pleinement à l'aise. C'est pourquoi, le taxi humain fut presque émerveillé d'approcher du lieu de résidence de celle qui tenait dans ses bras musclés.

Le baraqué une fois devant la porte du gîte, la passa. Il écouta les dernières indications pour trouver la chambre de la blessée. Celle-ci était d'ailleurs plutôt sombre. Peut-être un peu trop pour notre Augus... Tout de même, certains rayonnements pénétraient dans la pièce. Non pas sans difficulté, mais cela égayé un peu la salle.

Ces fins rayons de lumière laissaient entrapercevoir un beau bordel ! Et c'était le cas de le dire... De la paperasse avait envahi les lieux, des loques gisaient au sol en plus faible quantité et le lit n'avait même plus son drap. Le bougre était sur un fauteuil au centre de ce bazar... Augus se rappela pourquoi il ne voulait pas de chez-soi...

Mais il n'était pas là pour examiner, alors il fit ce qu'il devait faire... Déposer la gente dame qui la remercia une fois délicatement posée au sol. Cette dernière avoua ne pas avoir bien compris l'action du géant. Ceci fit rire notre barbare éméché... Lui-même ne se souvenait déjà presque plus du pourquoi du comment... Les bienfaits de l'alcool sans doute... Ah si ! Il se rappela d'un certain Clod et d'une Vaélin.

Comme quoi, la mémoire capricieuse de notre déchu savait lui rappeler certaines choses... Augus repensa au fait qu'il n'avait plus rien à faire dans sa guilde, il avait accepté d'y être uniquement par pseudo-respect pour Hadès... Mais il n'était plus le maître, était-il encore vivant seulement ? Ce qui extirpa le colosse de ses pensées, fut les dires de la dame blanche. Il haussa ses épaules et prit la parole.


Dans ces cas-là ma p'tite dame -hic-, il faudrait éviter les villes de ce genre. Ou avoir une garde pour -hic- chasser loin de vous ce style de mort pitoyable ! -hic- Dit-il en secouant légèrement la tête, avant de reprendre. D'ailleurs, pourquoi se balader seule dans ce lieu maudit ?

Au risque d'être prit pour une personne rustre, il n'avait pas hésité une seule seconde à poser son interrogation. Il caressait sa longue barbe blanche, réfléchissant un peu plus posément et essayant de comprendre les agissements de cette beauté.

Au fait, je vais vous répondre enfin... Essayer -hic-. En vérité, c'est extrêmement simple et plutôt bête -hic- ce qui m'a poussé à aider, c'est le fait que je n'aime pas quand plusieurs personnes défigurent une jolie dame, c'est devenu trop rare pour qu'on les abîme moi j'dis -hic- !

Il laissa quelques secondes à la demoiselle pour bien comprendre ses explications plus que foireuses, puis continua.

Et sans indiscrétion, ou avec...-hic- Je me demande que voulez ces crétins, les aviez-vous aguichée pour les jeter ? Ou mieux encore, avaient-ils quelques pulsions difficilement gérables -hic- ? Bwahahaha !

Sous cette charmante note de poésie, Augus laissa la concernée répondre. Parler seul était quelque chose de formidable lorsqu'on s'ennuyait, mais ça l'était beaucoup moins quand quelqu'un n'était pas loin... Alors allez-y votre altesse, dîtes-nous pourquoi votre beauté a été ainsi souillée.

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MessageSujet: Re: Cents versets de l'allégeance pour le sang versé [pv Augus] Mar 30 Déc - 21:22

L'ambiance de la chambre déteignit presque instantanément sur Pandore. Peut-être était-ce les dimensions ridicules de la pièce et son aspect misérable mais la jeune femme, bien que dans un sale état apparaissait ici bien plus charismatique que lorsque son sauveur lui avait porté assistance.

Malgré les efforts évidemment d'Augus pour la déposer sans heurt sur le plancher tapissé de feuilles, dès que les pieds de Pandore durent supporter son poids, la dame frémit sous le coup de la douleur et se laissa soutenir quelques instants par le géant avant de clopiner, tant bien que mal jusqu'à son fauteuil.  Elle peinait à marcher, tordant ses pieds pour trouver à la fois le moyen le moins douloureux de se déplacer et pour épargner les feuillets qui jonchaient le sol. Comme une funambule sur son fil, la belle tanguait non sans une certaine grâce, son corps fin tendu sous l'effort et trop concentrée pour s'inquiéter de son invité.

D'ailleurs, elle semblait décidée à faire comme s'il n'était pas là, inconsciente d'avoir peut-être ses yeux braqués sur elle. Aucun mot ne franchirent non plus les lèvres coupées de l'impératrice pour calmer une éventuelle inquiétude ou le congédier. Pandore semblait simplement ignorer sa présence car elle retira aussi vite que ses blessures le lui permettaient ses vêtements mouillés, les jetant sur son lit, pour s'enrouler dans son drap. Elle le passa autour de son corps comme une toge et jeta le dernier par dessus son épaule en se laissant tomber dans son fauteuil. Elle coinça ses jambes de manière à ce que ses pieds n'entrent en contact avec aucune surface et posa le masque sur ses genoux, révélant toute sa splendeur malgré la pénombre. Un masque total et sans expression, probablement en or sur lequel étaient enchâssés un fleuve de pierres précieuses.
Il s'agissait sans le moindre doute d'un objet au prix exorbitant qu'une femme louant une chambre aussi misérable n'aurait jamais pu se procurer en dehors d'un vol. Encore que même pour un objet volé, la blessée le manipulait avec beaucoup de tendresse, comme s'il était bien plus cher à ses yeux pour ce qu'il signifiait que pour sa valeur marchande.

Soulagée d'avoir retrouvé son univers, Pandore se laissa définitivement happer par la fatigue. Elle laissa reposer sa tête contre le dossier du fauteuil et ferma les yeux, cependant la douleur qui irradiait dans tout son corps l'empêchait de sombrer dans le sommeil, la laissant dans un état fiévreux et semi comateux.  

La voix d'Augus lui parvenait clairement mais elle n'avait pas la lucidité suffisante pour savoir si ce n'était que le fruit de son imagination ou autre chose.

-[...]Ou avoir une garde pour -hic- chasser loin de vous ce style de mort pitoyable ! -hic-

Un sourire empreint des larmes qu'elle refusait de libérer éclaira le visage de l'ancienne impératrice.

~ J'en avais une, il y a longtemps... lâcha-t-elle dans un souffle, sans se rendre compte qu'elle venait de formuler sa pensée à haute voix.

Sa garde, son armée, ou plutôt sa famille. Penser à eux était bien plus insupportable que toutes les blessures qu'elle endurait après son altercation. Un déchirement indescriptible accompagnait toujours ce souvenir d'un autre temps, comme si une force inexplicable s'amusait à réduire tout son être en lambeau.
Ses doigts se crispèrent un peu plus sur son masque qu'elle serrait comme d'autres auraient étreint un confident. Elle l'appliquait contre son coeur en désespoir de cause mais les souvenirs ne remplaceraient jamais leur présence chaleureuse autour d'elle alors elle serrait plus fort encore pour contrebalancer la boule qui l'étouffait au fond de sa gorge.

Elle devait paraître bien seule aux yeux du géant. Bien seule et bien fragile, la petite impératrice privée de ses sujets, de sa couronne et de son empire. La tristesse transpirait dans tout son être, chaque pore de sa peau suintait la souffrance et vraisemblablement pas que physique. Comment une femme au visage si peu marqué par la vie pouvait-elle dégager une telle aura de désespoir et de détresse au point de rendre sa contemplation si oppressante ? Quelque chose n'allait pas dans ce tableau. Un décalage qui mettait naturellement mal à l'aise.

-Au fait, je vais vous répondre enfin...

La voix profonde et traînante de l'ivrogne parvint d'un seul coup très nettement à l'esprit de la belle qui rouvrit un oeil. Sombre et ardent, il se fixa d'une seule impulsion sur Augus, qui, si son esprit n'était pas trop embrumé par l'alcool, put percevoir avant le premier battement de cils une puissance contenue qui brûlait d'être libérée.

Dès lors, Pandore dont l'expression n'avait pas changé, ne parut plus ni faible, ni simplement triste. C'était un oiseau en cage ou un joyau resplendissant recouvert d'un linceul ensanglanté. Mais le tissus se désagrège plus vite que la pierre, qui n'a qu'à attendre simplement son heure. Pandore semblait de même, quand elle se redressa sur son siège. Contrainte par son corps, son esprit attendait son heure et n'avait rien à envier aux princes ou aux rois.

~ Je crains effectivement que les belles personnes soient bien rares dans ce monde.

A nouveau un sourire, vide de sens, mais qui lui conféra un air plus... vivant, suivi d'un soupir quelque peu agacé.

~ Oracion Séis a malheureusement des griefs envers moi depuis une récente expédition... Et je n'ai pas eu de quoi m'offrir les services de mes deux protecteurs une fois qu'elle s'est achevée. Etant trop fatiguée pour repartir immédiatement d'ici, j'ai cru que me reposer serait bénéfique et qu'on ne me tiendrait pas rigueur d'une petite balade en ville.

Si l'ironie perçait dans sa voix encore un peu faible, son visage se teintait plus d'inquiétude alors qu'elle examinait les blessures qui couraient sur ses bras. Puis elle reporta son attention sur son invité. Elle sembla hésiter un moment mais se força finalement à demander à nouveau son aide.

~ Est-ce que vous pouvez aller remplir la bassine qui se trouve dans le bas de l'armoire d'eau chaude et me donner le drap propre ? Il faut que je soigne rapidement mes pieds et... et bien, je peux difficilement bouger.

ô comme il lui coûtait de demande de l'aide de la sorte.

~ Vous pouvez tirer les rideaux également, si vous le désirez. On n'y voit rien ici...

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Augus
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MessageSujet: Re: Cents versets de l'allégeance pour le sang versé [pv Augus] Mer 31 Déc - 0:11

En ces lieux, la jeune demoiselle avait quelque chose en plus... Elle semblait nettement plus noble dans cet environnement décadent et pitoyable. La majesté de la petite princesse intéressa fortement notre grand barbu. Avec le temps, il avait su distinguer les nobles, la plèbe, les bourgeois et les personnes aux attitudes... Royales... Or la gente dame n'avait rien d'une sans-abri.

Toutefois, elle paraissait bien misérable remplie de blessures et faible de son état. Lorsque l'imposant sauveur la posa au sol, cette dernière dut s'aider du corps du géant, pour ne pas flancher médiocrement. Finalement, elle réussit à se frayer un chemin. Avançant d'une allure presque élégante jusqu'à son fauteuil, la belle s'y installa après s'être dénudée et vêtue d'une simple fine couverture.

Je ne vous raconte pas la surprise qu'eut notre colosse. Ses yeux s'écarquillèrent et sa tête s'avança sur l'étonnement. Et bien... La demoiselle en détresse était déjà beaucoup plus à l'aise malgré les apparences. Ainsi, elle s'affala sur son siège en essayant de faire attention à ses blessures, puis prit un genre de masque et le posa sur elle.

Ledit masque avait quelque chose de lugubre, mais aussi de ravissant. Il avait l'air stoïque, sans aucune émotion réelle, ce qui contrastait avec les fioritures précieuses et sublimes ornant cet objet étrange. Était-ce encore une des manières artistiques d'exposer sa vision du monde ? De faire réfléchir des intellectuels sur les possibles origines, des motivations du créateur ?

Pour être honnête, notre géant en conclut simplement que c'était un objet volé par la jeune femme et qu'elle semblait y tenir un minimum au vu de la délicatesse dont elle faisait preuve en s'emparant de cette chose. Intéressant tout cela. L'intérêt que suscitait la belle grimpait de seconde en seconde.

Pourquoi, certains êtres avisés pourraient se dire. En plus d'avoir une beauté tout à fait honorable, un certain mystère planait au-dessus d'elle. Mais en parlant de ces mystères, nous pourrions émettre celui qui dérangeait quelque peu Augus. Il semblait être totalement ignoré. La propriétaire de ce taudis était soit en train de dormir ou de ne pas en être loin.

C'est pourquoi notre barbare saoul, prit la peine d'engager une conversation plus ou moins constructive. Le grand homme fut étonnamment surpris de recevoir une réponse qui paraissait être murmurée. Il dut attendre quelques secondes, pour que les paroles susurrées prennent leur sens pour lui. Elle avait donc jadis une armée personnelle ? Captivant...

Dans ses prises de parole, l'être éméché put se faire un véritable avis sur les émotions et sentiments de celle lui faisant l'affront de se reposer yeux fermés devant lui. Lamentable, déplorable et impuissante. Voilà les mots qui allaient à merveille à cette gamine pour le mage magmatique. Vision cruelle ? Manque de compassion ? Ou jugement trop rapide peut-être ? Qu'importait, l'avis du déchu était formé.

Prise d'une envie soudaine, l'altesse ouvrit un œil. Augus put l'espace d'une seconde, voir un éclat de puissance et d'une impression d'emprisonnement. Une chose que notre mélancolique connaissait mieux que quiconque. Lui-même avait sa force retenue en lui. Une puissance dominante impossible à libérer, tel un volcan en sommeil n'arrivant point à se réveiller...

La magie de notre ardente ex-calamité était scellée en lui-même. Le comble pour un virtuose de la destruction, un artiste parmi les dévastateurs... Un Dieu comparé aux autres membres de sa race... Néanmoins, revenons-en à notre princesse anciennement en détresse. Celle-ci répondit aux paroles de notre ivrogne. Bien... Très bien. Ils étaient au moins d'accords sur une chose !

Ensuite. Elle expliqua le pourquoi du comment. Les raisons de l'attaque sournoise et lâche des mages de la guilde noire. En se grattant la barbe d'un air penseur, il laissa la demoiselle poursuivre. Mais un détail retint son attention. Deux protecteurs prononça-t-elle. De chics types, présuma notre titan. Pour avoir laissé en plan cette jeune femme ravissante.

D'une manière presque compatissante, Augus acquiesça. Il regarda la belle fantomatique quelques instants. Son visage hésitant n'annonçait rien de bon... Et les pensées du colosse s'avéraient être correctes. Il entendit deux ordres... Non pas exprimé d'une manière tyrannique, mais notre combattant éternel savait déceler ce genre de parole !

Il souffla du nez en entendant cela. Puis en décroisant un de ses bras, il montra ladite armoire renfermant la bassine et le drap propre de la demoiselle. Il tourna lentement son visage sévère, puis posa ses yeux sans pupilles sur son interlocutrice, avant de prendre la parole d'un ton amusé.


Bwahahaha ! Elle n'est même pas à trois -hic- mètres... Vous avez cas aller chercher cela vous-même ! C'est ainsi qu'on se renforce les membres, appuyez sur vos hématomes, forcez sur vos blessures ! Et affrontez la douleur valeureusement... C'est -hic- comme ça que par la suite, nous pouvons faire abstraction de nos souffrances.

Il mit son pouce et son index droit sur le dos de son nez, ferma ses yeux, puis secoua lentement la tête.

... Mais je vais me montrer courtois. Vous récupérerez vos objets soignants, en ayant une meilleure -hic- luminosité. Dit-il en retirant ses doigts de son nez et en ouvrant ses yeux.

Sur ce, il s'en alla vers les morceaux de tissu gêneurs de lumière. D'un coup sec, il voulut les tirer, cependant... Dans son état d'ébriété, il enclencha sans véritablement le vouloir son pouvoir pour le moins... Chaleureux. La chaleur du magma... Les rideaux furent, en bien, piètres état après cela. La matière étant extrêmement non-résistante, Augus put à son insu, transformer ces stores en véritable gruyère... Même si les trous recouvraient à plus de soixante-dix pourcent les tissus.

Oups... Bwéhéhéhé... Lâcha-t-il presque fier de lui.

Il ne s'excusa pas. Il ne devait en aucune manière se rabaisser à faire cela ! Mais grâce à ses actions non voulues, la lumière était à présent abondante en cette chambre. Enfin, du mieux qu'elle pouvait. La brume extérieure n'aidait pas à vous exploser les pupilles à cause du soleil.

Mais en mettant cela de côté, l'on pouvait de nouveau s'intéresser à la jeune femme. Celle-ci avait beaucoup de mal à atteindre son objectif, mais c'était le prix à payer pour sa faiblesse. C'est ce que pensait Augus... Pour sa part, les effets de son alcool se dissipaient peu à peu. Ayant l'habitude d'énormément boire, son corps s'est sans doute habitué également...

Cela eut pour effet de faire réapparaître quelques douleurs ici et là. Tout d'abord son avant-bras, une souffrance bien présente remonta au cerveau du déchu. Il réussit à ne pas gémir toutefois... Il était surentraîné pardi ! Ses phalanges picotaient légèrement et deux trois cicatrices causées par le lanceur de couteaux refirent surface. Et oui, le corps de son bouclier humain n'était pas aussi grand que le sien, le bas de ses jambes ainsi qu'une petite partie de son épaule étaient à découvert pendant l'assaut. Mais passons... Cela n'était presque rien.


Au fait belle demoiselle, comment vous appelez vous ? Pas que ça me dérange d'essayer de trouver des surnoms en rapport avec votre beauté, mais cela serait plus pratique, ne trouvez-vous pas ? Dit-il d'une façon plus calme, mais en élevant son sourcil gauche et baissant le droit. Il enchaîna d'une manière plus énergétique... Moi, je me nomme Augus ! Mais certains me connaissent sous le nom de déchu des enfers...

Un peu de familiarité serait de mise ici ! Notre barbare combattant n'avait pas l'habitude de ne point connaître les noms. Bien entendu, il avait prononcé ses dires, lorsque la mystérieuse avait atteint son jardin d'Eden... Lorsqu'elle répondit, le géant surenchérit.

Et vous avez parlé de repartir d'ici non ? Ce serait une sage décision vue ce coin pourri... Mais... Si vous vous êtes foutu la guilde siégeant ici à dos. N'y a-t-il pas des risques si vous -hic- tentez de partir tout court ? Bwahahaha, ça m'a l'air bien foireux à mon avis !

Il termina sur cette phrase. Non pas charmante, ni réellement insultante, mais avec un certain sous-entendu. Très difficilement trouvable... Mais qui connaissait notre Augus, connaissait sa soif de combat ! Alors une guilde noire pourchassant une belle étrangère... Que demander de plus pour un véritable échauffement ?!

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MessageSujet: Re: Cents versets de l'allégeance pour le sang versé [pv Augus] Mer 31 Déc - 18:04

Le refus qu'elle essuya laissa la jeune femme perplexe, tout comme le discours qui suivit. Peut-être était-ce l'alcool qui faisait dérailler le géant, ou peut-être pas. La dame ne savait pas vraiment à que saint se vouer car l'homme avait tantôt des réactions "normales", tantôt imprévisibles, rendant la compréhension de ses intentions très difficile. C'était agaçant et en temps normal, Pandore n'aurait pas lâché l'affaire si vite. Pourtant, elle préféra cette fois-ci ne pas s'occuper des réactions hasardeuses de son hôte : elle avait déjà bien assez à faire avec elle-même.

Silencieuse comme une ombre, la belle finit par se relever douloureusement de son fauteuil. Des papillons dansèrent devant ses yeux et dans son crâne, frappant les parois avec assez de force pour la faire chanceler. Lorsque ses convives imprévus se consentirent enfin à la laisser se déplacer, Pandore gagna lentement son armoire d'où elle tira la bassine et le drap propre. Si la tension de son corps ne trompait pas sur la douleur que de tels gestes lui procuraient, la rescapée n'émit aucun commentaire intelligible ou non.  

Son corps était lourd, elle se sentait gauche. Elle soupira en fixant ses bras pendant autour de son corps chétif, chacun lesté par sa charge. Elle ne pourrait pas déplacer la bassine remplie d'eau dans son état.

Pendant qu'elle gagnait le misérable lavabo de sa chambre, elle jeta un oeil à la fenêtre privée de ses rideaux sans s'émouvoir. Cette lumière désagréable l'irritait, dévoilant trop cruellement sa décadence qui se reflétait dans toute la pièce. Seul le masque qu'elle avait de nouveau abandonné sur le fauteuil resplendissait, lui tirant un sourire tendre quand elle passa à côté.

~ Je ne veux pas faire abstraction de mes souffrances, déclara-t-elle en ouvrant le robinet qui cracha un miasme immonde. Elles sont le meilleur moyen de me rappeler que je suis vivante.

Et humaine, mais cette pensée ne franchit pas ses lèvres. Appuyée sur l'évier, Pandore observa l'eau s'éclaircir peu à peu. Quand elle jugea que toute la crasse était partie des tuyaux, elle se passa les mains sous le jet froid, pour régler la température et se débarrasser du sang de sa victime.

En écoutant vaguement les élucubrations de la montagne, la dame s'occupa de ses soins. Elle ne pouvait pas le chasser mais puisqu'il décidait manifestement de la laisser se débrouiller seule, elle acceptait position : elle faisait exactement comme si elle était seule.

Difficilement, elle posa la bassine au sol une fois emplie et la tira jusqu'à son lit -plus proche que le fauteuil. Son sac eut le droit au même sort, balotté par terre sans ménagement pour se faire délester d'un petit couteau que Pandore utilisa pour couper des bandes das le drap propre. Patiemment, la jeune femme nettoya ses blessures et banda les plus importantes qui risquaient de s'infecter.

Une fois ce labeur achevé, la belle s'autorisa une pause avant de s'occuper de ses pieds. Elle se laissa reposer sur le dos, un bras sur les yeux. Dans le silence, sa petite voix s'éleva, consentant à répondre à la présentation d'Augus.

~ Nommez-moi comme bon vous semble Augus, car cela n'a aucune importance. Si l'imagination vous fait défaut, vous pouvez utiliser Pandore.

Aucun sourire n'éclairait son visage de fantôme. Elle s'exprimait comme si le titan n'était qu'une poussière gênante qu'elle devait simplement contenter pour ne pas la retrouver dans son oeil. Mais elle ne lui portait clairement plus aucun intérêt.

~ Les risques sont les mêmes que je reste ou que je parte. Mais mon départ devra attendre ma guérison. je ne peux aller nul part avec les pieds à vif.

Se disant, elle se redressa et jeta un oeil à sa voûte plantaire. A travers le sang qui commençait à sécher, elle distinguait les graviers et la poussière sur ses plaies. Elle soupira de nouveau en roulant un bout de drap qu'elle coinça entre ses dents après avoir fait couler de l'eau brûlante sur la lame de son couteau pour la "stériliser" ou du moins essayer. L'étape suivante fut douloureuse et longue : avec le bout du couteau, elle retira chaque petit caillou des plaies avec des pauses pour essuyer les larmes de douleur qui embrouillaient sa vue régulièrement. Lorsque ce fut terminé pour les deux pieds, elle les plongea dans la bassine et les laissa tremper quelques minutes.

~ Et je n'ai aucun bien à échanger contre ma protection, ajouta-t-elle tardivement en levant les yeux vers Augus, un vague sourire esquissé sur les lèvres.

Le message qu'il avait voulu faire passer n'avait pas échapper à la dame malgré son air désintéressé. Cela dit, une telle "offre" ne devait tenir qu'à un intérêt matériel. Augus avait vu son masque et son épingle à cheveux, tous deux richement ornés. Compte tenu de ses réactions, ce devait être la seule chose qui le motivait à "proposer" son aide, or Pandore ne les auraient cédé pour rien au monde.

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Augus
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MessageSujet: Re: Cents versets de l'allégeance pour le sang versé [pv Augus] Jeu 1 Jan - 4:01

La réaction de la demoiselle fut extrêmement amusante pour notre immense barbare. L'ignorance, voilà ce qu'elle avait décidé. Un grand sourire amusé vint orner son visage dément. Suite à la bêtise du mage de magma, il s'attendait à quelques remontrances, si elles n'étaient pas directes, il se dit que la belle serait les glisser en douce. Mais non. Aucune paroles ne sortirent des lèvres de la mal en point.

Bah... Un petit peu de bouderies... Cela passerait bien assez vite, au vu de ce qu'allait lui offrir notre géant généreux. Lorsque la gaffe du titan fut royalement ignorée, lui put se retourner et voir l'état misérable de la brune. Elle annonça que nulle envie d'omettre ses douleurs ne lui traversèrent l'esprit. Qu'elle se sentait vivante grâce à celles-ci... Magnifique ! Merveilleux ! C'était l'esprit à avoir !


Bwahahaha ! Je me suis peut-être -hic- trompé sur vous alors gamine... Intéressant... Lâcha-t-il d'un air intéressé.

Que cela était marrant à voir... Une douce et innocente -en apparence- jeune fille boudant dans son coin, car tonton Augus n'avait point voulu daigner satisfaire Madame... Elle pouvait être fière d'elle, ses manières rendirent le sourire au grand nostalgique. Curieux et attentif même s'il aimait prendre la parole, rien n'échappait à son regard vif et ses yeux de vieux aigles.

La petite n'avait pas froid aux yeux et cela plut à notre montagne de muscles. Quitte à voir sa douleur, quitte à subir une certaine humiliation, quitte à affronter l'une des plus grandes peurs humaines -à savoir la terreur de la souffrance-, elle ne faiblissait pas ! Ou peu... Mais qu'importait ! Elle avait des... Tripes et c'était satisfaisant.

Puis, stoïque au possible, la boudeuse répondit à notre colosse. Et un nom, en tout cas cela semblait l'être, fut prononcé. Pandore. Il allait rester planter dans la mémoire de notre ivrogne favori celui-là ! De grandes choses semblaient s'être passées pour la dame. De grandes et terribles choses... Tout chez elle trahissait cette vie, trahissait son illusion...

La beauté et l'innocence étaient trompeuses en ce vaste monde. Il n'était point rare qu'une apparence si pure soit-elle, renfermait en vérité... La pire des saletés. Entre-temps, elle commença à s'occuper de « ses pieds à vif ». Deux bien affreuses blessures. Mais... Augus ne pouvait avoir de la compassion. Il ne pouvait se mettre à sa place. Toute vie passait à supporter ses surchauffes... Toute une existence menait pour atteindre du bout du doigt, une certaine perfection.

Malgré son échec, nonobstant ses limites humaines. Frêles et ridicules... Il voulait redevenir un Dieu... Cette idée n'était pas encrée en lui. Elle formée l'unique raison de sa renaissance ! Tel un phœnix, il avait ressuscité de ses cendres ! Tel un combattant, il ne refusait jamais un combat ! Tel le déchu qu'il était, des erreurs il avait appris. Des alliés, des ennemis, des rivaux et victimes, voilà ce dont il avait besoin.

En ce jour, celle qui se trouvait devant lui, n'allait en aucun cas être dans la dernière catégorie citée... Et de ses pensées nocives ladite Pandore le tira. L'insultant de vulgaires mercenaires. Lui crachant au visage qu'elle n'avait rien à proposer pour sa protection. Le sang du tas de muscles ne fit qu'un tour. Son regard vide de toute âme se changeant en vison austère...


Ai-je l'air d'un misérable mercenaire ?! Cria-t-il furieusement. Ne suis-je qu'à tes yeux un cloporte avide d'or, au point d'en demander pour avoir une occasion de combattre ?! Hurla-t-il tel un sagouin. Non, Pandore. Je suis loin d'être une vermine de cette espèce. Je suis un fier guerrier aimant le combat plus que toute autre chose. Qui anéantirait une nation entière s'il le pouvait, pour avoir la chance de combattre un véritable adversaire ! Dit-il d'un air plus calme, mais non dénué d'une certaine passion.

Le rustre discoureur continua de regarder du même regard la demoiselle anciennement en détresse. Il serra son poing droit et leva légèrement son bras de ce même côté. Rien n'était plus irritable pour un épéiste d'honneur, que de se faire insulter de la sorte. Néanmoins... Il prit la poignée de son arme fétiche, puis la serra fortement avant de la relâcher. Faisant ainsi passer sa colère...

Excuse ce saut d'humeur. Mais saches que je suis juste un combattant n'aimant que trois sortes d'ivresse. L'ivresse qu'occasionne l'alcool, provoquée par les plaisirs interdits de la chair... Mais surtout et englobant toutes les autres... L'ivresse du combat ! Annonça-t-il fièrement.

Ayant peut-être effrayé la pauvre gamine, Augus la brute baissa la tête et la secoua vivement. Comme s'il était désolé, non pas pour ses manières, non... Mais désolé qu'une dame du genre de l'altesse vienne à le confondre aussi grossièrement... De son pas massif et imposant, montrant toute la superbe de son allure d'ancien divin, il alla non loin de l'entrée de la chambre insalubre.

Il se mit contre le mur de gauche, posant son dos colossal sur celui-ci, puis regarda la belle pâle du coin de l'œil. Il ne renâclait point dans son coin contre l'ignorance de la froide beauté. Il restait là, silencieux comme la mort, impassible telle la faucheuse et effrayant comme les plus noires ténèbres... Plus aucun mot ne sortit de son imposante gueule de bête de sang. Aucun... Sauf quand le silence pesant s'était trop immiscé dans ses échanges.


Je vois que de passer par une manière trop indirecte n'est pas mon fort. Alors je vais faire ce que je fais le mieux ! Aller droit au but ! Blanchette, je vais t'aider car tu m'intéresses, tu as l'air de cacher beaucoup trop de choses pour n'être qu'une misérable obligée de vivre dans ce genre de trou à rat.

Puis il s'arrêta quelques secondes, affichant un sourire où de la fierté, de l'envie et une bonne dose de sympathie apparaissaient en concert avec l'étincelle de défi résidant dans ses miroirs d'âmes. Pour annoncer la couleur, il ne ressentait même plus les effets néfastes de son eau-de-vie... Son corps avait bien grimpé en température et l'on avait pu remarquer, que sans cela. Il avait repris sa bonne vielle habitude... Le tutoiement ! Rien de telle qu'une bonne bouffée de chaleur pour remettre en place ses neurones !

Voilà l'affaire que je te propose. Toi tu m'offres de qui me battre et je t'offrirai mes services de protecteur une fois le temps venu. Cela sera la seule et unique façon de « m'acheter ». Alors acceptes-tu...? Bwahahaha !

Finissant sa phrase d'un ton presque incitateur au sourire arrogant. Il vexerait sans doute la princesse aux mille maux... Mais cela n'était rien. Lui n'avait rien à perdre, mais tout à gagner... Et d'un autre côté, la surnommée « Blanchette » ne débourserait ni masque, ni ruse, ni rien de toutes ces futilités, pour avoir à portée de main un rempart monstre, entre elle et ses prédateurs de la ville fantôme... Le choix lui appartenait et dans son esprit, Augus ne vouait déjà plus aucune loyauté à Grimoire Heart... Allait-elle savoir profiter de cela ? Avait-elle seulement les cartes en main pour le faire ? Et bien... Seule cette brave donzelle pourra nous le dire... Bwahahahaha, comme dirait l'autre !

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MessageSujet: Re: Cents versets de l'allégeance pour le sang versé [pv Augus]

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Cents versets de l'allégeance pour le sang versé [pv Augus]

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