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Une histoire en plusieurs chapitres [Chapitre 2]

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Ude Suishou
Mage du Conseil Magique { B }
Ude Suishou

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MessageSujet: Une histoire en plusieurs chapitres [Chapitre 2] Une histoire en plusieurs chapitres [Chapitre 2] I_icon_minitimeSam 20 Sep - 10:13

Une histoire en plusieurs chapitres


Chapitre 2 ~ Quand la torture se transforme en un jeu

Les paupières lourdes, l'esprit lent, le corps paralysé, le cuir chevelu ensanglanté, Ude ne voyait rien, c'était le noir total. La seule chose qu'il savait, c'était qu'il était enchaîné, les bras tirés vers le haut, et qu'on lui avait arraché ses vêtements, du moins le haut, puisqu'il sentait une douce brise glaciale lui embrasser le dos. Son ouïe était brouillée par le traumatisme qu'il avait subi, mais il distinguait des bruits de pas, au plus grand malheur de son crâne qui réagissait à chaque écho qui traversait le couloir.

La porte s'ouvrit avec un grincement qui crispa le visage du mage du Conseil Magique. Le voile se leva sur son visage, nulle lumière ne l'aveugla puisque la lumière ne passait que par une meurtrière qui ne laisserait qu'à peine passer la pointe d'une flèche. Mais ses yeux lui dévoilèrent un spectacle bien étrange. Là, se tenait un petit homme potelé à la moustache fine, dont les jambes paraissaient minuscules en comparaison à son ventre, il portait un habit fantasque rouge, dont la dentelle cachait son cou et des mains. Son costume était orné de dizaines de poches dont les mouvements faisaient cliqueter des pièces dont le riche possesseur aimait garder en sécurité. Son passe-temps favori devait être de faire résonner ce son puisque même immobile, il faisait des va-et-vient avec son buste pour de nouveau faire chanter la douce mélodie de l'or. À ses côtés, un grand homme à la coiffure soignée se dressait fièrement, son œil à moitié couvert par un masque qui semblait être en cuivre par sa couleur bronze et son aspect métallique. Il portait d'élégants habits blancs, contrastant avec son compagnon, et portait fièrement sa tenue d'apparat. Il regardait sans arrêt une montre qui pendait à sa poche de veston, sans doute un trouble qui devait plus le déranger qu'autre chose.

« Où ... Où suis-je ? » demanda Ude d'une voix éteinte.

Sa question n'eut écho que par un coup de canne au visage.

« C'est moi qui pose les questions ici ! Sais-tu qui je suis ? Non, évidemment ! Je suis Robert Alatrierre, un riche exportateur de marchandise, apportant prospérité à notre cher roi ! Et donc, sais-tu pourquoi tu es ici ? » répliqua le freluquet farfelu de son ton le plus criard.

Un hématome s'était formé sur sa pommette qui bleuissait.

« Le sifflement du vent et la température m'indiquent que nous sommes situés dans le Nord de Fiore, étant donné la saison que nous traversons...» continua le captif, ignorant totalement son vis-à-vis.

Une deuxième rouste frappa l'autre joue d'Ude qui laissa s'échapper un crachat de sang. Le tortionnaire semblait essoufflé d'exercer sa colère, son souffle court et les gouttes de sueur qui trônaient au sommet de son front indiquait son état de fatigue. Le second homme regardait la scène sans dire un mot, il restait passif face à la scène.

« Continue ... *halète*... à m'ignorer ... *halète*... et c'est ta copine qui prendra ! ... *halète*» reprit Alatierre.

Cette remarque eut le même effet qu'un coup de fouet sur Ude. Ses yeux s'ouvrirent et sa tête se redressa, tout ses muscles se tendirent, son regard vide laissait la place à un regard haineux. L'enchaîné tirait de toute ses forces sur les chaînes qui le maintenait hors d'atteinte du petit personnage bouffi.

« Où est-elle ?! Dîtes-le moi ! Je vous promet que si vous lui avez touché le moindre de ses cheveux, je vous ferais subir un supplice bien pire que la mort !» menaça le jeune homme.

« Eh bien ? On dirait que ma remarque t'as fait sortir de ta surdité ! » répliquait-il en riant ironiquement. « Ne t'inquiète pas, on réserve également une punition que la Faucheuse elle-même fuirait ! Mais pour l'instant, ce serait plutôt ton cas qui m'intéresse ! »

Ude continuait son effort pour briser les chaînes, en vain, mais Alletierre en profita pour couper le souffle du jeune homme d'un coup de bâton au diaphragme. Il relâcha sa prise, tentant de reprendre sa respiration, toussant, crachant, mais rien aucun air ne sortait. Le tortionnaire s'acharna sur l'abdomen du Grim Reaper, ne le laissant reprendre sa respiration. Le jeune homme manqua à plusieurs reprises de défaillir, le manque d'oxygène l'agressait plus que les assauts répétés du snob qui jouissait de sa douleur au rythme des cliquetis des innombrables poches emplis de pièces.

Lorsque Alletierre en eu fini de s'amuser, il stoppa ses attaques, laissant Ude reprendre son souffle comme il le pouvait. Sa vision était alors trouble, son jugement des distances et ses pensées ne s'éclaircissaient plus. Ude cracha de nouveau du sang, il avait du être touché à un organe interne et allait peut-être mourir d'ici quelques minutes, il ne le savait pas, mais sa souffrance était réelle. De son côté, l'acharné se remettait de ses émotions et semblait bien sur de lui, un bourreau tel que lui ne devait pas apprécier que sa cible ne meurt trop vite, il savait que ses jours n'étaient pas encore en danger. D'un geste, il ordonna au spectateur de la scène de le détacher, ce qu'il fit, avant de ne lui relier les mains avec de nouvelles menottes, qui serraient d'avantage les poignets que les précédents liens.

On l'avait mené à une sorte de balcon qui surplombait un damier disproportionné. En face, on pouvait apercevoir un second balcon, similaire au premier, placé juste là pour admirer le plateau de jeu géant. Quelqu'un s'était assis sur le second, Ude n'avait toujours pas parfaitement recouvré sa vue, mais il voyait ce qui était sans doute un homme à la longue chevelure mêlant mèches blondes et poils grisonnants, son visage n'était pas visible, une tâche blanche le remplaçait, peut-être avait-il mis un masque pour dissimuler son identité ? Pourquoi se cachait-il ? Le jeune homme aurait pu s'en soucier si le peu d'esprit qu'il lui restait ne se focalisait pas sur sa dulcinée.

On fit s'asseoir sur une chaise qui ressemblait d'avantage à un trône qu'à un simple fauteuil, de là, il voyait l'intégralité de l'échiquier. Des tapes de main retentirent dans la salle, l'homme au visage blanc s'était levé et semblait préparer un discours. Ses habits étaient eux aussi d'un blanc éclatant, sa posture théâtrale laissait penser que son extravagance n'avait d'égale que par sa classe.

« Bieeeeeenvenue dans mon château de campagne ! Aaaaavez-vous apprécié le voyage ? N'était-il pas trop ... brusque pour vous ? » commença-t'il d'une voix hautaine. « Je vous ai fait quérir ici pour une simple raaaaison ! Il est racooooonté en capitale que vous êtes un expert stratège, et que l'échiiiiiiquier était votre domaine. On m'a aussi cooooonté votre incroooooooyable sens de la Juuuuustice ! Peeeermettez-moi de vous faire proooofiter de toutes ces coooompétence en ce lieu !» finit-il.

Sa voix, son discours ironique, son tic de parole le forçant à rallonger certaines syllabes, son aspect trop extravagant, tout en cet inconnu insupportait Ude, qui essayait de se concentrer pour détailler plus finement son interlocuteur. L'homme sans visage s'impatientait, il claquait nerveusement des doigts et poussait des soupirs accompagnés d'un bruit peu masculin en attendant une réaction du captif. Après quelques secondes de silence, il reprit activité en tapant de nouveau des mains, qu'il avait levé. À ce son, on fit entrer des dizaines de personnes en bas, sur le sol quadrillé, ils étaient trente-deux précisément. D'un côté, ils avaient étés fagotés d'un sac à patate noir, de l'autre côté aussi, mais ils représentaient la couleur blanche ! Leurs accoutrements ainsi que leur nombre les indiquaient pour être les pièces d'une partie d'échec bien particulière. Ude l'avait deviné, malgré son handicap. L'homme en blanc écarta les bras, désignant ainsi les nouveaux arrivants.

« Coooooomme tu peux le voir, les pièces se placent sur l'échiiiiiiquier, et tu seras leur commaaaaaandant. De mon côté, je prendrais les blaaaancs. Les rèèèèègles du jeu sont siiiiimples, si une pièèèèèce se fait preeeeendre, la personne moooourra dans d'atroces soooooouffrances ! Les suuuuurvivants partiront, les aaaaautres trépasseront ! » expliqua le masqué.

Les prisonniers étaient guidés vers les cases par des menaces d'hommes armés. Après qu'ils soient plus ordonnés, Ude reconnu sa tendre Sei à la place de la reine. Le sarcasme de ce fou ne se limitait visiblement pas qu'à ses paroles... ses actes aussi prouvaient quelle impitoyable personne il était. Tout avait été préparé, il ne fallait plus que les blancs engagent la partie. Le premier mouvement était invisible pour Ude, il ne voyait plus rien de nouveau, sa haine l'aveuglait. Il ne regardait plus que le masque rieur de son opposant, cet événement lui avait recouvré les esprits. Il tenta de briser ses chaînes grâce à l'énergie de son bras, mais rien n'y fit, quelque chose annulait tout pouvoir magique, il ne savait pas si c'était ses liens, un autre mage ou encore des lacrimas qui le contrôlait ainsi, mais il devait s'en débarrasser. Alors qu'il méditait dessus, un gong retentit.

« Ton tour est passé, à moi de jouer !» dit l'homme masqué.

Ude pouvait voir à travers la surface son sourire narquois signifiant d'une onomatopée moqueuse qu'il avait oublié de citer la règle du temps imparti. Alors que l'homme en blanc faisait avancer son deuxième pion, Ude compris qu'il ne pouvais pas déroger à la règle et se plier à son jeu mortel. Il ordonna ainsi à l'un de ses pions d'avancer. Le premier sang coula à la rencontre des premiers pions, la scène se trouva être bien plus odieuse que l'archer ne le pensait. Au contact entre les deux personnes, la pièce perdante fut frappée d'un éclair, puis, en un instant, son corps gonfla en des centaines de difformités pour finalement exploser en un tas de lambeaux de chair. La panique pris les pions, cette peur se voyait sur leur visage, mais leur corps n'allait à l'encontre de leur volonté et restait figé. Même en l'observant de dos, il pouvait ressentir l'effroi de sa compagne. Cela déstabilisa Ude, savoir qu'avec une simple erreur, la moitié de sa vie serait emportée en un tas de chairs méconnaissable. La peur s'empara de lui, une boule le gênait dans son ventre, il paniquait, ne pouvait plus réfléchir, pensa à des stratégies pour la maintenir en sécurité. Il avait perdu le peu de jugement qui lui restait. L'acharnement psychologique qu'on lui avait fait faisait effet. Après la maltraitance de ses sens avec le tabassage, et la séance "d'apnée", et, à présent, la participation de ce jeu de son amour, il ne pouvait plus se projeter comme il fallait dans cette partie. Ses coups ne servaient qu'à mettre de plus en plus en sécurité Sei, il ne remarquait pas les sacrifices qu'il faisait pour, le massacre était affreux.

Après trente minutes d'une partie sur la défensive, et des litres de sang coulés dans les gouttières de l'arène, une scène qui lui semblait bien familière s'offrait à ses yeux, il lui restait trois pièces hors-mises le roi alors que son adversaire en avait encore quatre, sans compter non plus le roi. Il lui restait sa reine, un pion et un cavalier, alors que son adversaire avait réussi à sauver ses deux tours et deux pions. Cette situation lui rappela un aspect des échecs qu'il a toujours prôné, et un autre qu'il a toujours renié, deux aspects qu'il avait inversés pour cette partie. Il jouait sur la défensive, lui qui prenait toujours un malin plaisir à apprendre à ceux qui préféraient protéger leur roi que d'attaquer. Ainsi, il reprit ses esprits et observa le champ de bataille. Selon ses calculs, il lui restait trois solutions avec un taux supérieur à soixante pour-cent de victoire. Comme s'il voulait affronter le destin, il se décida à faire entrer en scène Sei, il avait confiance en elle et il savait qu'elle aussi lui confirait sa vie. En ce mouvement, il fit abattre l'une des tours par Sei, qui se retrouvait hors d'atteinte de l'autre tour, mais aussi des pions. Cette attaque surprit l'hôte qui grinça des dents, il ne pensait pas qu'il prendrait raison dans cette partie. L'homme au masque mit en position sa dernière tour pour prendre le dernier pion noir. Grave erreur, puisque cela laissait l'espace libre à la reine pour mettre en échec et mat le roi blanc.

« J'aaaaadmet ma défaite... Malheureusement pour toi, je ne suuuuuis pas quelqu'un d'hoooooonnête ! » dit l'homme en blanc.

Sur un claquement de doigt, le geôlier d'Ude usa de sa force pour assommer le prisonnier.

©Didi Farl pour Never-Utopia


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Ude vous parle en #cc3300
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