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[Mission de Rang B] Quand l'acier jalouse le cuivre (PV. Ririchiyo)

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Oz Bezarius
Mage d'Oracion Seis { B }
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Mage d'Oracion Seis { B }


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MessageSujet: [Mission de Rang B] Quand l'acier jalouse le cuivre (PV. Ririchiyo) Sam 6 Sep - 10:48



Quand l'acier jalouse le cuivre

"Chapitre 1 : Un lapin se retrouve bien seul"


La chaleur du jour était insupportable pour Oz, il avait ouvert toutes les fenêtres du manoir. La canicule assoupissait le jeune homme, tant qu'il n'avait même pas pris la peine de se déplacer jusqu'à son coin favori de la forêt où il aimait habituellement flâner. Il était donc ainsi, allongé sur l'un des confortables canapés du salon, le bras recouvrant ses yeux. Le manoir était silencieux, pas un bruit de pas, pas un ronflement. Personne d'autre que lui n'était présent dans la bâtisse, il était seul. Et cela faisait quelque temps qu'il n'avait croisé ou entendu parler d'un membre de cette guilde. Peut-être était-ce finalement une guilde opportuniste où chaque membre ne pouvait se faire à l'idée d'une coopération ? Il recherchait un puissant appui, mais désormais, il se trouvait seul. L'ennui le rongeait, et il tapait des pieds sur la banquette en cuir pour tromper cet ennui. Il n'arrivait pas à se calmer, une sensation le démangeait, lui ordonnant de bouger, il lui arrivait d'avoir des spasmes bien étranges comme s'il était possédé et que cet esprit lui ordonnait de se lever.

Il s'en décida finalement, par la plus grande des peines, et se dirigea vers les ordres de mission qu'un sous-fifre apportait chaque jour. Le jeune homme penchait sa tête à droite et à gauche pour faire son choix, qui semblait bien difficile. À gauche, nous avions de simples quêtes d'assassinat de bas niveau, à droite, il s'agissait de livraisons pas très nettes. Rien n'intéressait vraiment Oz, qui fit une moue hésitante. Mais un papier discrètement caché sous deux ou trois autres stoppa ses recherches, la feuille semblait d'un aspect formel, comme s'il s'agissait d'une demande envers une guilde légale.

Citation :
Bonjour cher maître des arcanes, je suis le célèbre Baron Hithcliff, propriétaire des usines de métallurgie spécialisées dans l'acier. J'ai recours à votre puissance pour régler un problème de taille.

Récemment, des mines de cuivre ont été découvertes aux abords du Mont Hakobe. Ces mines sont très riches, et c'est un homme fortuné qui s'en est emparé. Depuis quelque temps, la cote de popularité des objets et structures Hithcliff connait un éternel déclin, et ce, à cause des activités du cuivre. J'ai déjà envoyé des hommes de main, mais ils sont revenus meurtris, ils affirmaient que de puissants mages gardaient les lieux. Votre mission sera de réduire à néant les mines. Mes ouvriers, mes clients, et moi-même vous faisons cette requête.

Récompense : 200 000 joyaux

La somme proposée ainsi que le défi qui risquait d'y avoir alléchassent particulièrement Oz. Il retira l'annonce du mur et sortit de la pièce, inspectant attentivement le papier. Il ne savait pas combien de temps cette mission était là, mais il comptait bien empocher la récompense. Dans l'annonce, il y était dit que les mages chargés de cette mission seraient pris par une calèche dans un village au sud d'Era. Le jeune mage attrapa un des corbeaux-voyageurs et lui accrocha la réponse à la mission sur la patte. Le charognard s'envola, croassant à son départ. Oz observa depuis la fenêtre l'oiseau s'envoler, jusque ce que le bruit du battement de ses ailes ne se fassent plus entendre. Le blondinet quitta le manoir immédiatement après cela, le temps que le corbeau n'arrive à destination, tout serait prêt à son arrivée au village. Il lui faudrait une demi-journée à pied pour s'y rendre.

Ou bien peut-être plus ! En effet, le soleil cognant sans retenue la caboche du jeune homme, il ralentissait lamentablement le pas. Ses jambes, ses bras et ses épaules étaient lourds, il traînait des pieds, son visage ornait un faciès presque comique, ce qui était rare de voir sur cette canaille. La soif l'assaillant, dans sa précipitation, il avait oublié de quoi s'hydrater. Le soleil commençait à peine sa descente, il devait à peine être treize heures. Ça voulait forcément aussi dire que la chaleur n'était pas à son apogée pour aujourd'hui, il allait devoir marcher dans une chaleur qui, vicieusement, se renforcerait minute par minute.

Au bout de plusieurs heures de marche, Oz entrevit des habitations, il pensa d'abord à un mirage, la folie l'ayant finalement pris à la raison. Mais il força le pas lorsque sa vision se précisait, il les voyait de mieux en mieux, commençait à entendre des activités humaines. Il se retrouva aux portes du village, exténué, il balaya l'allée du regard, à la recherche d'une auberge pour s'y abreuver et s'y rafraîchir l'esprit ainsi que le corps. Il en trouva une, à l'insigne d'un cheval faisant des cabrioles. Il y entra sans hésitation. À l'intérieur, il se dirigea sans pause au comptoir pour commander, d'une voix essoufflée, de l'eau et une chambre pour une heure ou deux. En échange de quelques pièces, Oz reçu un grand verre d'eau, et une petite clé rouillée. Le jeune homme engloutit le liquide puis monta sans attendre dans la chambre pour s'y laver, et s'y reposer une bonne heure.

Une bonne heure passée, Oz se réveilla tout engourdi, les paupières à moitié ouvertes, les épaules relâchés, le cou rigide. Il s'étira, se releva et sortit de la chambre, il déposa la clé sur le bar et quitta l'établissement sans mot. Le point de rendez vous se situait sur la place-forte du village, une grande place rectangulaire coupée par plusieurs routes. De nombreux cochers attendaient ici leur maître, des stands de vente de fruits et légumes se disputaient la clientèle, des villageois faisaient leur habituelle promenade du soir et les mages traversaient cette bourgade pour rallier à leur lieu de mission. Et malgré tout ce monde-là, le commanditaire de sa mission n'était toujours pas là ! Il pensait qu'avec sa petite pause dans l'auberge, ce serait plutôt lui qui attendrait ! Le jeune mage s'assit sur un banc en pierre pour patienter, les pieds tapotant le sol en rythme, le buste en avant et les mains croisées. Il était patient, mais comme pour tout le monde, il ne fallait pas trop le faire attendre, et pour ce coup-ci, il poireautait là depuis une bonne demi-heure.

Un homme s'arrêta à côté de lui et prit place, il était habillé d'une façon à rester discret, presque d'une façon parodique. Il déposa un papier sur le banc puis repartit. Intrigué, Oz déplia la feuille, il y était inscrit un message : " Suivez-moi, envoyé d'Oracion Seis." Le blondinet s'exécuta et suivit sans suspicion l'homme au chapeau. Il n'eut pas longtemps à le suivre, puisqu'il l'amena jusqu'à une voiture dont il paraissait être le cocher. Il l'invita à monter et partit vers l'avant du carrosse. Un vieil homme y était déjà installé, malgré qu'il soit assis, il s'appuyait faiblement sur une canne en bois ornée de magnifiques gravures qui ressemblaient à différentes chimères.

« Excusez-nous pour notre retard, mais nous avons eu quelques complications sur la route. Je suis le Baron Hithcliff. » commença le commanditaire.

« Cela ne fait rien, je ne vous en tiendrai pas rigueur. Je suis Oz Bezarius. Qu'attendons-nous donc pour partir ? » répondit Oz.

« Une autre personne a répondu à notre demande en même temps que vous, et donc vous ferez équipe pour venir à bout de mes problèmes. » enchaîna le baron.

Oz fit une moue de mécontentement, il n'aimait pas les imprévus et n'appréciait guère non plus faire équipe avec une personne qu'il ne connaissait pas ! Il ne posa d'autres questions et se contenta d'observer la vie du village par les fenêtres de la voiture.




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Spoiler: